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Phases détaillées

Début du Combat 

Dimanche 12h30- Grand-Place

Arrivé dans l'arène, Saint-Georges - expression de l'identité collective, de la continuité de l'existence, garant de l'ordre social - tourne pendant presque tout le Combat dans le sens des aiguilles d'une montre, donc dans le sens dit " normal " des choses. Ce sens conventionnel de l'écoulement du temps souligne une primauté du conscient, la continuité naturelle de l'existence et le respect de l'ordre " installé ".

Le Dragon - symbole tentateur du désordre, de la rupture dans l'ordre social, du changement nécessaire, de l'évolution inéluctable - tourne donc évidemment dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. Il souligne l'implacable présence de l'inconscient, la nécessité d'un certain " désordre ", d'une altérité inéluctable et que la continuité naturelle rencontre inévitablement l'évolution.

1er renversement des Chin-Chins

 

C'est le Dragon qui engage définitivement la lutte en renversant tous les Chins-Chins - alliés de Saint-Georges, "protégés" et ramenés symboliquement au Combat par Cybèle, personnage féminin symbolisant la Cité originaire, quand celle-ci touche les carcasses.  C'est ce renversement qui amène ensuite Saint-Georges, combattant d'abord à la lance, à traverser directement l'arène et à attaquer le Dragon, qui lui, donne son 1er coup de queue au public. Il y est d'ailleurs invité par Poliade - personnage féminin symbolisant la Cité contemporaine.

1er bris de lance

 

La lance, dans le Lumeçon, a un caractère essentiellement " céleste ", " solaire ". Arme la plus " spirituelle " de Saint-Georges, elle a, dans sa version actuelle (manche rouge et pointe jaune), une force à finalité morale.

Dans une des évolutions du Lumeçon, cette lance devait pénétrer dans le Dragon. Grâce à la force vitale du saint (le manche rouge), la lumière, la pureté agissante (la pointe jaune) pénétre en l'animalité (ce qui symbolise la maîtrise des pulsions instinctives). Mais la lance ne pénètre plus actuellement dans le Dragon et Saint-Georges brise sa lance trois fois sur la queue du Dragon.

La dernière lance lui est " enlevée " par Poliade, ce qui implique le renoncement à la dite arme, donc à l'intention qu'exprime la pointe jaune à quatre pans.

Lorsque la lance est brisée, Cybèle ramasse la pointe et la remet - non sans mal car elle est entravée par des Diables - à un membre du public placé derrière la corde. Cette remise se fait en tendant la pointe jaune de la lance vers le public. Ainsi, la lumière, soit l'un des symboles de Cybèle, revient au public.

Privé de sa lance, Saint-Georges continue à combattre au sabre, symbole d'autorité, de pouvoir et de puissance. Le Dragon quant à lui continue à donner des coups de queue. Diables et Chins-Chins poursuivent leur lutte.

1er pommeau

 

A 3 reprises, Saint-Georges tente de ramener le Dragon dans le " droit chemin ", lequel symboliquement est celui des aiguilles d'une montre.

Ainsi, muni de son sabre (lequel dans le Lumeçon est symbole de puissance, donc de l'Autorité), Saint-Georges saisit la queue du Dragon, la pose sur le pommeau et réalise plus au moins un tour dans le sens dit " normal " de " l'évolution ", c'est-à-dire dans la perspective de la continuité des choses. Lorsque Saint-Georges lâche la queue, le Dragon reprend ses " mauvaises habitudes ". Cette tentative n'est évidemment pas des plus heureuses. Car vouloir que le Dragon tourne dans le " bon sens ", c'est nier ce que le Dragon symbolise, ou sa nature profonde. Aussi, durant le pommeau, Poliade tourne autour du Dragon et de Saint-Georges dans le sens opposé (donc celui inverse au sens des aiguilles d'une montre). Lorsque Saint-Georges lâche la queue du Dragon, Poliade rejoint la gueule du Dragon et la précède vers le kiosque, lui indiquant symboliquement le sens qu'inéluctablement il doit garder.

On remarquera qu'il s'agit de l'une des rares actions que Saint-Georges effectue sans la présence du Chin-Chin protecteur (symbole de la totalité psychologique, de la communauté sociale globale et de la cité dans sa permanence) qui ne le guide que vers l'aboutissement souhaitable du Combat.

Le 1er pommeau met en route la liaison " Pommeau-Remise-Renversement ".

1ère remise de lance

Après que Saint-Georges ait tenté vainement, armé de son sabre, de ramener le Dragon dans l'ordre " conformiste ", le Chin-Chin protecteur lui rend son arme naturelle, soit la lance, en présence de Cybèle.

Le Dragon reprend ensuite sa marche en vue notamment du renversement des Chin-Chins. 

 
2ème renversement des Chin-Chins

2ème bris de lance

2ème pommeau

2ème remise de lance

3ème renversement des Chin-Chins

3ème bris de lance

3ème pommeau

Renversement du Chin-Chin protecteur

3ème remise de lance (prise de lance)

 

Il y a donc :

  • 3 renversements de Chin-Chins (le 1er au début du Combat, les 2e et 3e après les 1ère et 2e remises de lance).
  • 3 bris de lance.
  • 3 " prises de queue sur le pommeau " (quelques instants après chaque bris de lance).
  • 3 remises de lance (les deux 1ères après le pommeau, la dernière après le renversement du Chin-Chin protecteur).
  • 1 renversement du Chin-Chin protecteur.

 

" 3 " est en effet l'un des nombres fondamentaux qui expriment la perfection et l'achèvement, l'accomplissement intégral.

" 1 " symbolise l'unité primordiale, le Divin ou l'Etre, l'origine absolue et l'aboutissement.

Saint-Georges, après une action structurée en deux triades (bris de lance, sabre et prise du pommeau), n'a pu progresser vers une quelconque victoire. Ce nombre " 2 " est révélateur. Il symbolise l'opposition, le conflit, la division fondamentale. Du nombre " 2 " (thèse et antithèse), on passe normalement à 3, la synthèse.

Le Combat a donc besoin d'une 3ème triade : celle des pistolets. Le pistolet, donné par un Policier, est bien près d'apporter la " victoire " totale à l'Ordre. Mais la dernière action du Chin-Chin protecteur change la nature symbolique de l'arme... Par ce geste, Saint-Georges, d'une part, renonce à l' "autorité" vis-à-vis du Dragon, et, d'autre part, rend cette "autorité" à son dépositaire naturel, le Premier Magistrat de la cité.

 

1ère remise du pistolet (et abandon de la lance)

 

Au signal du Policier directeur de jeu responsable du Jeu de Saint-Georges, l'Echevin des Fêtes (muni des pistolets) et Poliade s'avancent vers le foyer gauche de l'arène. L'Echevin ouvre le coffret et le présente ostensiblement à Poliade. Celle-ci prend le pistolet et se dirige vers le foyer droit - non sans mal car elle doit faire face au Dragon - où l'attend le Policier directeur de jeu affecté au Jeu de Saint-Georges, à qui elle remet le pistolet. Saint-Georges les y rejoint, s'avance et remet la dernière lance - celle qui ne se brise pas - à Poliade. Saint-Georges reçoit le pistolet.

1er coup de pistolet (enrayé)


Après avoir fait un tour de l'arène avec le pistolet, Saint-Georges tente à plusieurs reprises de tirer sur le Dragon. Le pistolet est enrayé. Saint Georges remet l'arme au Policier directeur de jeu responsable affecté au Jeu de Saint-Georges, qui le prépare pour la suite. Saint-Georges continue à combattre au sabre. Le Dragon redémarre et continue à donner des coups de queue.

Première tentative, le pistolet est enrayé...

2ème remise du pistolet - 2ème coup de pistolet

 

Le 1er réussi ! Le Dragon s'écroule puis se relève immédiatement. Saint-Georges, après avoir tourné le dos au Dragon, remet le pistolet au Policier directeur de Jeu responsable des pistolets. Saint-Georges poursuit le Combat au sabre. Les Diables commencent à se rapprocher du Dragon et en constituent la garde rapprochée. Ils cessent progressivement de lutter avec les Chin-Chins. Même en cas de coups de queue, ils restent à proximité. Le Dragon donnera encore 3 coups de queue avant le coup de pistolet final.

Saluts au sabre de Saint-Georges (et lancement des vessies au public)

 

Dès que le Dragon donne son dernier coup de queue, 11 Chin-Chins se saisissent des vessies des 11 Diables et se répartissent autour du "rond" pour le passage de Saint-Georges. Le 12e Chin-Chin rejoind Saint-Georges pour les saluts au sabre.

Remise du sabre de Saint-Georges au Bourgmestre

 

L'Echevin des Fêtes s'avance dans l'arène et présente le coffret des pistolets à Poliade. Celle-ci prend le dernier pistolet et, accompagnée du Bourgmestre et du Drapeau rouge/blanc, rejoint le Policier directeur de jeu affecté au Jeu de Saint-Georges responsable des pistolets et lui remet l'arme. Lorsque Saint-Georges a fait son dernier salut au sabre, soit à la "régence", face à l'Hôtel de Ville, il remet son sabre au fourreau et le tend au Bourgmestre.
 

Final

 

Saint-Georges remet son gant droit au Chin-Chin protecteur. Celui-ci fait le tour de l'arène en exhibant le gant.

3ème et dernière remise du pistolet.

Saint-Georges s'avance et prend le dernier pistolet.
 

Coup de pistolet final

 

Saint-Georges fait 2 ou 3 tours de l'arène, le pistolet bien levé. A ce moment, il est le seul personnage en mouvement. Il donne alors le coup de pistolet final. Le Dragon s'écroule, puis est évacué de l'arène vers l'Hôtel de Ville.

Rentrée du Dragon et des autres personnages à l'Hôtel de Ville

 

Fin du Combat et retour dans la Cour de l'Hôtel de Ville.

Salut des Pompiers et des Policiers au Bourgmestre.