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Personnages

Les personnages "diégétiques"

Le Jeu s'est enrichit des personnages au fil des siècles. En effet, alors que le rite est déjà bien implanté à Mons avec Saint-Georges, le Dragon et les Hommes Blancs, le XVIIe siècle voit apparaître les Chins-Chins et les Diables ; le XVIIIe siècle, les Hommes de Feuilles. Au XIXe, le Lumeçon se " folklorise " et n'apporte aucun nouveau personnage, si ce n'est l'air du Doudou et l'arène avec une corde. Les personnages "diégétiques", terme remis au goût du jour par l'ex-réalisateur Georges Raepers, représentent "tout ce qui serait vrai, à supposer que le récit ne soit pas une fiction". Au cinéma, la diégèse est l'ensemble de ce qui est sensé être vrai dans la fiction d'un film. 

Les personnages "extra-diégétiques"

Le XXe siècle (qui voit le Lumeçon se " défolkloriser ") voit apparaître des personnages importants : le policier, le pompier et... le "public-participant". Policiers et Pompiers sont authentiques (ce sont donc des policiers et pompiers professionnels) mais, pour le Lumeçon, les premiers, non armés, portent l'ancien casque blanc (ou bleu pour les officiers), tandis que les seconds portent la tenue du début du XXe siècle, dont un reluisant casque doré et un fusil. Aujourd'hui, c'est la participation du public qui donne son sens au Jeu… Le public "joue" et sans lui, sans les règles qu'il s'impose, pas de Combat… On dit d'ailleurs que le public est le premier acteur du Combat.

Les personnages féminins

Depuis peu, deux personnages féminins, Cybèle et Poliade, évoluent au sein du Combat. Leur première apparition a eu lieu lors de la cérémonie de la "tradition" du Lumeçon en 2000. Depuis, ces mêmes personnages féminins font partie intégrante du Lumeçon.

Les métapersonnages

  • L'échevin est le représentant de la communauté, ou plus excactement de la "communitas", c'est-à-dire une collectivité se trouvant à un moment donné dans un état social de type égalitaire, non soumis aux structures ou classes sociales ordinaires, ni aux ordres statutaires de la vie quotidienne. Il s'agit donc d'un fantasme de société égalitaire mais vécu durant un espace temps réduit (ce concept est de V. Turner). Ce représentant de la "communauté" porte un sweat rose, mariage entre les deux couleurs de la ville (rouge et blanc), couleur symbolisant la résurrection, sur lequel tous les personnages du Combat sont représentés.
  • Le Bourgmestre symbolise la puissance publique temporelle. Il est le responsable, dans la vie quotidienne, des policiers et des pompiers. Il porte un sweat rouge avec une représentation du sabre de saint Georges, des casques de "Pompiers" et de "Policiers".
  • Le Doyen de la collégiale Sainte-Waudru symbolise le spirituel au sens le plus large. Il porte un sweat violet avec la représentation du blason de sainte Waudru.